Le paradoxe écologique

Aujourd’hui j’aimerais sortir du cadre habituel de mes articles et vous parler d’un sujet un peu particulier. Ce que j’appelle le paradoxe écologique. En travaillant en plein milieu d’un institut privé de recherche scientifique pour la préservation de l’environnement, je me suis rendue compte qu’il existait dans le domaine de l’écologie tout un tas de paradoxes.

Prenez par exemple la volonté de l’homme de lutter contre la disparition de certaines espèces animales. La grande majorité de ces disparations est due à l’introduction par l’Homme (de différentes façons), d’espèces invasives dans un environnement inapproprié. Et bien pour lutter contre ces espèces-là, qu’il a (si l’on part du principe que la faute est partagée) lui-même introduit accidentellement (ou pas d’ailleurs) l’Homme va se donner le droit de la tuer. Comprenez bien le raisonnement, non seulement nous avons fait une erreur en introduisant de nouvelles espèces mais en plus nous reportons sur d’autres (espèces) le prix à payer de nos erreurs, celui de leur mort. Nous tenons ici notre premier paradoxe.

Autre paradoxe, prenons exemple sur les grands mécènes de la protection de l’environnement. Principaux financeurs des associations qui n’ont aucun fond propre, leurs investissements sont essentiels dans la lutte écologique. Pourtant pour la plupart leurs façons même de vivre et de penser constitue un paradoxe au regard des actions qu’ils mènent et des causes qu’ils prétendent défendre.

Troisième paradoxe que l’on retrouve dans le domaine scientifique : le suivi d’espèces. L’Homme prétend protéger des espèces tout en s’accordant le droit d’intervenir de manière répétée et avec conséquences sur leurs environnements. Pour pouvoir envisager un avenir meilleur et plus écologique faut-il vraiment en passer par ces démarches ? Comment prétendre travailler dans l’environnement si cela signifie avoir un impact encore plus grand et néfaste sur la nature qui nous entoure ?

Toutes ces questions-là sont des questions que je me pose au quotidien. On envisage souvent la lutte pour la préservation de l’environnement comme une cause perdue d’avance. Je m’interroge. L’impact que l’Homme a eu sur la nature au fil des années n’a pas toujours été volontaire et souvent les grands gâchis écologiques sont plus attribuables à un manque de jugement et de connaissance qu’à une volonté propre de faire du mal. Mais alors cela signifie que le vouloir bien faire ne conduit pas forcément à des résultats positifs pour la nature.  Comment alors envisager ces luttes écologiques ?

L’homme est-il vraiment le mieux placé pour préserver l’environnement où n’est-ce pas justement son impact, peu importe dans quel état d’esprit il l’entreprend, qui est en cause ?

L’homme peut-il vraiment au jour d’aujourd’hui réparer ses erreurs ou bien est-ce trop tard ?

Qu’en pensez-vous ?

  Morgane

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