L’hypothèse Gaïa : tu connais ?

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Vous aimez prendre les arbres dans vos bras, leurs murmurer des mots doux, respirer l’herbe fraîchement tondue, chanter des proses aux fleurs qui poussent et pleurer chaque matin devant le soleil qui se lève et éclaire votre vie de mille rayons nacrés d’or ? Bon ben alors allez-vous soigner ! Ici c’est du sérieux !

L’hypothèse Gaïa tu connais ?

« Oh mais oui je connais trop Gaïa c’est un vieux groupe de rock des années 2000 ! » Euh …. Non perdu ! Ça c’est Era, un groupe sympa certes jusqu’au moment où ils ont servi de bande son pour les Visiteurs. Non moi je parle de Gaïa la déesse grecque de la nature.

Il se trouve que, en ce moment, je m’intéresse de plus en plus à la représentation que nous avons de la Nature dans nos sociétés. Je trouve que, élargie au thème de la déconnexion, c’est « on ne peut plus » approprié et surtout fortement intéressant. Je vous en parle ici avec toute modestie parce que c’est un thème que j’étudie depuis peu et que je découvre un peu plus chaque jour.

D’emblée une chose est certaine c’est que lorsqu’on commence à s’intéresser au concept de Nature il est impossible de passer à côté de James Lovelock et de son « hypothèse Gaïa ».

Formulée dans les années 1980 par le climatologue, cette hypothèse mentionnait pour la première fois l’idée nouvelle dans nos sociétés (mais fondatrice dans certaines autres sociétés comme les sociétés indigènes) d’une Terre en tant que système auto régulé. « Quoi ? Qu’est-ce qu’elle dit ? ». J’ai dit un système auto-régulé !!! C’est-à-dire un système indépendant qui se compose de différents éléments rétro-agissant entre eux. Sans rentrer dans tout ce qui est systémie et théorie de la complexité (que normalement vous connaissez plutôt bien si vous venez d’un parcours info-com), je trouve que le bon exemple pour essayer de faire comprendre cette hypothèse à tout le monde est celui du film Avatar. Oui oui le film Avatar. Ou plus exactement le modèle de la planète Pandora telle que représentée dans le film. Bon ben l’hypothèse Gaïa (vulgarisée au maximum) attribue un peu le même principe à notre Terre avec cependant moins d’effets de lumières, et une bande son un peu moins impressionnante.  Le plus compliqué dans cette théorie reste de ne pas tomber dans le piège induit par le choix du nom GaÏa. Cette théorie ne personnifie pas la Terre au sens où elle n’en fait pas un être vivant, tout comme Pandora, on est plus dans l’idée d’un supra-organisme, dans lequel nous ne serions qu’un élément parmi tant d’autres.

Cette hypothèse à l’heure actuelle reste extrêmement novatrice (pour nos sociétés en tout cas) non seulement par le principe qu’elle édicte mais aussi parce qu’elle est formulée par un scientifique, conservant un point de vue scientifique. Pour James Lovelock, l’hypothèse Gaïa à le double avantage de prôner indirectement une approche beaucoup plus respectueuse de la planète (puisque nous sommes une partie du tout, nous sommes dépendants de ce tout, nous avons donc plutôt intérêts à le conserver pour indirectement nous conserver nous) et de s’inscrire dans une vision pluridisciplinaire des sciences.

Malheureusement cette hypothèse Gaïa souffre justement encore trop de son modernisme. Tout comme Galilée était considéré comme fou pour avoir émis l’hypothèse d’une Terre ronde, en orbite autour du soleil, Lovelock est considéré par certains de ses compères comme fou pour avoir émit l’hypothèse d’une Terre capable de rétro-agir sur l’action des Hommes.

Il semblerait donc qu’accepter l’hypothèse Gaïa c’est encore une fois accepter de mettre l’égo et la tendance naturellement individualiste de l’Homme de côté, réapprendre qu’encore une fois nous faisons partie d’un système complexe dont nous ne sommes qu’un élément parmi tant d’autres, tous interdépendants les uns des autres. Accepter l’hypothèse Gaïa c’est surtout comprendre que si la Terre est capable de rétro-agir aux actions des Hommes alors toutes les catastrophes écologiques ne sont que la juste conséquence de nos actes, le prix à payer pour continuer de traiter la Terre comme une possession.

La principale faiblesse de cette théorie réside surtout dans son in-démontrabilité scientifique.

Mais alors que faire ? Attendre que le temps nous prouve à quel point la planète est capable de rétro-agir ? Parce qu’à la vitesse où se multiplie les catastrophes climatiques, le temps justement nous en manquons.

Quel est votre avis ?

Morgane

 

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