Comment j’ai arrêté de manger McDo

Depuis que je suis enfant j’ai pris l’habitude de manger McDo une fois par semaine. Cela a commencé les mercredis lorsque je me rendais chez ma grand-mère, cela s’est poursuivi durant mon adolescence avec mes amis et ça a continué lorsque je suis rentrée à la fac.

Tout était prétexte pour manger un « bon burger ». Je n’ai pas le temps de me faire à manger … Je passe par Mcdo, j’ai eu une bonne note … Je fête ça à Mcdo, je ne sais pas quoi manger … Je vais à Mcdo, je suis déprimée… Je vais à Mcdo. Et j’en passe.

Puis un jour, manger Mcdo c’est devenu trop. J’en avais toujours envie alors j’y allais mais aussitôt la première bouchée plus rien n’allait. Je pensais à la fabrication de la viande, oui j’imaginais des petits poussins tout juste nés aussitôt tués et ceci par millier. Puis il y aussi cette friture dans laquelle trempaient certains aliments, où l’on ne sait pas trop qu’est-ce que c’est comme huile et depuis combien de temps elle macère dans son espèce de friteuse, qui à la fin me donnait l’impression de se diffuser dans toutes les particules de mon corps, qui aussitôt absorbée me faisait sentir grasse et flasque. Mais surtout il y avait cette notion de mal bouffe qui devenait trop régulière, je me sentais dépendante de ce type de consommation qui est censée être occasionnelle à des moments où l’on n’a pas le temps, et qui finalement avec le temps était devenu le total opposé.

Ce genre de firme fait tout pour qu’on ait envie d’y aller et de consommer toujours plus sans se soucier des conséquences. D’ailleurs une conséquence en particulière me faisait rager (et toujours aujourd’hui), comment une enseigne tel que Mcdonald’s peut produire autant de déchets recyclables sans inciter la population à se préoccuper de ce phénomène ? N’ont-elles pas les moyens d’investir dans des poubelles de tri ? N’ont-elles pas les moyens de sensibiliser ses consommateurs à arrêter de jeter n’importe où ? N’ont-elles pas les moyens de servir leurs menus dans de vrais plats ? Bref tout ça me dépasse.

J’ai donc pris la décision d’arrêter d’aller manger chez ce clown (et toutes types de restaurations de ce genre) le 2 janvier 2016. Ceci est venu juste après avoir consommé ça deux jours d’affilé, ça en était trop. Je venais de passer un cap inacceptable, qui en plus ne rentrait pas dans mes valeurs du quotidien. De ce fait j’ai mangé et pas avec plaisir mon dernier menu Mc First accompagné d’un petit warp.

Je pensais que prendre la décision d’arrêter suffirait, hélas non.

Sans que je ne m’en aperçoive, durant toutes ces années mon corps est devenu complètement accros à cette « bouffe ». De ce fait lorsque j’ai voulu m’arrêter ça n’a pas hamburger 2été aussi simple que prévu. Évidement les deux trois premières semaines ça allait, j’étais déterminée, confortée dans ma décision. Puis le manque est arrivé, j’imagine que cela n’est pas comparable à l’arrêt d’une quelconque drogue, mais le manque était présent quasiment tout le temps.

Chaque jour qui passait, je devais faire face à des envies démesurées de manger ça, à chaque fois que je passais devant une de leur enseigne, je devais résister à l’envie d’y rentrer, quand la nuit arrivait je rêvais que je mangeai Mcdo. C’était horrible ! Je devais sans arrêt me remémorer la sensation que me procurait cette nourriture, que même si j’aimais le goût tout ceci n’était que du vent, car je savais que dès la première bouchée le dégoût reviendrait.

Aujourd’hui ça fait un peu plus de deux ans que les fast-food sont sortis de ma vie, et pour ça il a fallu que je lutte pendant plus d’un an ! Quand j’y pense je me dis qu’il doit y avoir des tonnes d’additifs dans ce genre de produit. Et pourtant quand je lis des articles concernant cette problématique, il est dit que oui il y a des additifs mais pas suffisamment pour rendre accros. Ceci proviendrait essentiellement de la teneur en graisse trans et sel. Pourtant il y a de quoi se poser des questions.

Ce que je sais, c’est que maintenant cette dépendance s’est arrêtée et que j’ai appris à manger des hamburgers par envie et plaisir et non plus par manque. J’ai eu la curiosité de me les faire moi-même en testant des tas de recettes aussi meilleures les unes que les autres sans pour autant me sentir coupable de me nourrir. Maintenant lorsque je passe devant un fast-food je ne suis plus du tout attirée par l’odeur, j’en suis même dégoûtée et je n’arrive plus à comprendre les personnes qui se rendent dans ces lieux si nocifs pour soi et pour l’environnement. Manger mal ok, mais pas avec n’importe quoi chez n’importe qui !

Natacha

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