#Pourquoi arrêter le plastique ?

Le plastique c’est fantastique, disait-on à l’époque ! Mais quels sont ses impacts réels sur la planète et sa biodiversité aujourd’hui ?

 

article pourquoi reduire plastiques infographie*Traduction de l’infographie : « 100 000 mammifères marins meurent chaque année à cause du plastique, les particules de plastiques ont un impact sur la chaîne alimentaire, c’est donc une menace pour l’espèce humaine, 5 continents de déchets se sont formés dans les océans, le plastique a engendré 13 milliards de dollars de dommages sur l’économie touristique. »

Selon l’ONG Surfrider Foundation, « chaque année, 8 millions de tonnes de déchets finissent dans la plus grande poubelle des sociétés modernes : l’Océan.
Étouffement de mammifères marins, asphyxie des océans et danger pour l’Homme, cette pollution a de nombreuses conséquences néfastes sur l’environnement. Seule une réduction à la source permettra de lutter durablement et efficacement contre cette catastrophe. » [1]

 

-La biodiversité marine subit les méfaits du plastique (et les humains aussi)

icons8-poisson-entier-80.pngLe problème avec le plastique, c’est qu’il ne se dégrade jamais à 100%. Au contraire, il s’effrite avec le temps et se transforme en particules (parfois on peut trouver du plastique aussi petit qu’un grain de sable!). De plus, certains, particulièrement solides, sont ingérés par les animaux marins. Par la chaîne alimentaire, nous ingérons nous-même du plastique issu de notre propre consommation. L’ironie du sort…

 

-Sa fabrication et sa production impliquent des procédés très nocifs pour la planète

Dès sa première étape de fabrication, le plastique est néfaste pour l’environnement : il est obtenu par la transformation du pétrole. L’achat du plastique contribue ainsi à encourager les grands du pétrole à en extraire toujours plus.




Vous l’aurez compris le plastique on le retrouve partout dans notre environnement, mais est-il nocif pour notre santé ?
Il existe deux familles de plastiques :

  • Les thermoplastiques : « la structure et la viscosité peuvent être modifiés par chauffage et refroidissement successifs, de façon réversible » explique Paprec.

Dans cette famille on retrouve les plastiques suivants : celluosiques (fibres, , polyolefines, polyvinyliques, polystyreniques, polyacryliques et polyméthacryliques, polyamides, polycarbonates, polyesters linéaires, polyfluoréthènes, polycetales, polysulfones, polysulfure de phenylene, polyoxyphénylène modifié.

  • Les thermodurcissables sont des plastiques qui ne seront pas recyclables du fait de leur composition qui par la polycondensation permet d’obtenir directement l’objet fini, impossible par la suite de modifier la forme, la rigidité ou autre.

Dans cette famille on retrouve les plastiques suivants : aminoplastes, phenoplastes, polyesters instaurés (laques, vernis, colles etc.), poly-epoxydes, polyimides, polyurethannes (peintures, vernis, préservatifs etc.), polyoranolsiloxanes (autrement appelés silicones que vous retrouvez dans les cosmétiques, graisses, huiles, etc.).

On peut identifier dans certains plastiques des perturbateurs endocriniens (PE) tels que les phtalates ou le bisphénolA (BPA) qui est aujourd’hui interdit dans les biberons pour enfants et autres produits destinés à l’alimentaire car il y aurait des risques de tumeur du sein, de diabète, de fertilité. Le mouvement Génération Cobayes par exemple sensibilise les jeunes (18-35 ans) « sur les liens entre pollution environnementale et santé« . Ils ont diverses actions notamment une qui met en avant les PE et sensibilise les jeunes quant aux méfaits du plastique dans notre quotidien.

La majorité des plastiques sont pointés du doigt à cause de la possibilité d’un taux de migration différent selon la matière, la conservation, la chaleur, l’exposition etc. Il est donc conseillé d’éviter de réutiliser des bouteilles en plastique, d’éviter de réchauffer des plats au micro-onde dans des récipients en plastique mais également de limiter voire arrêter l’utilisation d’ustensiles de cuisine en plastique (moules en silicone, cuillère en plastique, etc.).

Le plastique ne peut pas être recyclé à 100% dans le sens où il y aura des pertes en quantité durant le processus de recyclage (Parcours des déchets recyclés) mais également dans le sens où pour faire un objet en plastique recyclé il est nécessaire d’utiliser aussi du plastique « neuf » pour que l’objet puisse voir le jour. En France l’objectif du plastique 100% recyclé pour 2025 annoncé par le Premier ministre Edouard Philippe à l’Assemblée nationale en juillet 2017 semble bien loin… Dans les sacs de tri ou encore les conteneurs, tous les plastiques ne figurent pas : pots de yaourt, emballages alimentaires type charcuterie, tube à baume à lèvres / dentifrices, applicateurs de tampons, ces plastiques sont destinés à alimenter nos poubelles d’ordures ménagères ! En effet, soit les tailles sont trop petites soit le plastique est collé à d’autres matières dont on a encore pas de solution pour les séparer ! Le plastique finira donc enfouit ou brûlé ce qui veut dire que l’air (que l’on respire) ou le cycle de l’eau (que l’on boit, se sert pour arroser nos cultures..) sera pollué de nano-particules de plastiques !

Ok, on l’a bien compris, le plastique, c’est pas si fantastique, mais que peut-on faire ?

Opter pour une gourde en verre ou en acier inoxydable

icons8-bouteille-d'eau-96Même si cela implique un investissement monétaire important au début, se procurer une gourde est un très bon début ! De plus, vous économiserez de l’argent en ne consommant que de l’eau du robinet.

 

-Refuser les pailles proposées dans les bars et les restaurants

C’est une habitude difficile à prendre, mais refuser les pailles lorsque vous commandez à boire sera déjà un grand pas vers un monde sans plastique ! Si tout le monde refuse les pailles, les commerçants n’ont plus d’intérêt économique à vous les fournir ! Et si pour des raisons pratiques, d’hygiène, de santé vous souhaitez utiliser des pailles sachez que vous pouvez acheter des pailles en acier ou en verre !

 

-Bannir les sacs plastiques

Désormais (et c’est déjà très bien) les sacs plastiques dans les supermarchés sont payants. Pas la peine d’en acheter à chaque fois que vous faites vos courses, vous économiserez de l’argent en utilisant vos propres sacs, en tissu si possible ! Voire même faites vos emplettes comme nos grands-parents, avec un beau panier en osier ! Il existe encore des vanneries en France selon la carte disponible sur brindepanier.fr

 

-Se mettre aux fourneaux 

icons8-cuisine-96.png

Si vous choisissez d’acheter des produits non-transformés, vous tendrez vers une réduction drastique des emballages alimentaires. Achetez des fruits et légumes frais, plutôt qu’emballés dans des sachets plastique. Attention aux fruits et légumes biologiques dans les supermarchés qui sont emballés, « séparés » des autres conventionnels. Rien de mieux  que de prendre son petit panier ou ses sacs en tissus et d’aller au marché ! Osez apporter vos boîtes en verre, bocaux pour que les vendeurs puissent vous les remplir ! Il suffit de soumettre l’idée pour que ça devienne un geste quotidien ! Alors, mettez-vous aux fourneaux pour la planète !

 

-Participer à des actions collectives de ramassage

Pour contribuer à la réduction de la présence du plastique dans nos villes, vous pouvez participer à des ramassages collectifs de déchets [2], ou même tout simplement sortir une petite heure pour le faire en bas de chez vous ou aux endroits où vous allez pour vous détendre (parcs, plages, montagne, etc.) ! Et surtout n’hésitez pas à trier ces déchets pour que la majeur partie puisse être « revalorisée » même si on le sait tous, en France les déchets ménagers sont enfouis ou incinérés.

 

Aujourd’hui donc, on sait que le plastique est devenu non seulement nocif pour notre santé, mais aussi pour celle de la biodiversité dans sa globalité. Alors il faut agir dès maintenant pour stopper cette course frénétique vers un monde qui court à sa perte.

 

A voir aussi :

-L’Association 1DéchetParJour sensibilise sur la présence des déchets en ville, et organise régulièrement des ramassages.

1dechetparjour.PNG

 

-Le documentaire de Cash Investigation sur le plastique, disponible sur Youtube.

cashinvestigationplastique.PNG

 

Sources

[1] Site officiel de L’ONG Surfrider Foundation, rubrique « Déchets aquatiques » : https://www.surfrider.eu/missions-environnement-education/proteger-oceans-mers-pollution/dechets-aquatiques/

[2] La liste des ramassages organisés en France : https://www.initiativesoceanes.org/fr/participer

sfe.PNG

 

Valentine et Laura

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :