#Pourquoi quitter la ville pour s’installer à la campagne ?

Ça vous est déjà arrivé de revenir d’un week-end à la campagne, de vous retrouver dans votre petit appartement en plein centre-ville, et de vous dire : « mince, j’étais bien plus heureux.se au milieu de la nature ! » ?

Vous vous direz probablement, tout comme moi, que plein de choses nous empêchent de quitter cette vie où tout est accessible, tout de suite, et à profusion. C’est-à-dire les amis, les restaurants, bars et autres lieux (physiques ou numériques) où on aime tant se divertir et jouir de ce que la société de consommation a à nous « offrir » !

Et je met des guillemets sur le mot « offrir » car la mondialisation nous prend plus qu’elle nous donne. Aujourd’hui, on ne se voile plus la face. On sait que la société dans laquelle on vit est fondée essentiellement sur les inégalités qu’elle engendre, inégalités sociales, économiques, inégalités qui bafouent sans scrupules les droits les plus fondamentaux des humains, notamment dans les pays les plus pauvres. On vit dans un système obsolète, pollué, basé essentiellement sur la croissance économique, au détriment du bien-être de la biodiversité toute entière. On vit dans un système qui, dans un contexte d’après-guerre, était utile pour nourrir l’humanité, lui donner accès au monde et à l’argent. Mais aujourd’hui, ce système montre ses limites, ses faiblesses, et on voit arriver comme un train arrive inévitablement en gare, la chute de la courbe de croissance. Et que faire pour se préparer à cette chute, qui va profondément bouleverser nos modes de vie ? Serions-nous prêts à nous défaire du matérialisme ?

Je pense qu’aujourd’hui, beaucoup d’entre-nous sont sensibles aux problématiques environnementales et sociétales engendrées par la mondialisation. Mais il est plus simple de céder à la facilité et de rester dans sa zone de confort. Car le changement fait peur. Très peur même.  Peur de quitter notre job, la petite supérette ouverte littéralement tout le temps, peur de quitter la routine métro, boulot, Deliveroo, Netflix, dodo. Mais au fond, avons-nous vraiment besoin de tout ça ? Non. Je pense juste qu’on s’habitue à tout, et on s’accommode de la routine, qui est rassurante. Et puis parfois, vis-à-vis de la figure parentale, c’est presque sacrilège que de renoncer aux privilèges acquis grâce aux sacrifices des plus anciens. Mais cela ne devrait pour autant ne pas être un frein pour choisir la vie que nous souhaitons vivre.

La ville, ou plus globalement, la mondialisation, a enlevé à l’humain ce qu’il est par définition, un être fondamentalement social. Et de nos jours, les relations sociales se limitent essentiellement aux réseaux sociaux. On ne connaît plus nos voisins, on dit juste bonjour par politesse lorsque l’on croise quelqu’un dans la cage d’escalier. Mais il n y a plus de réelles interactions.

L’ambiance me semble parfois différente à la campagne. La densité de population est plus faible, les gens ont de la place pour vivre, s’en suit donc moins de stress, moins de pollution sonore, moins de pollution visuelle, moins de pollution carbonique, et j’en passe, laissant ainsi plus de place aux relations humaines.

En rendant visite à ma sœur cet été en Ariège, près des Pyrénées, je m’en suis d’autant plus rendue compte : en m’affairant au potager, plusieurs voisins sont venus me proposer profusion de plants et autres récoltes, ravis et rassurés que des jeunes s’intéressent à ce que la nature a réellement à nous offrir. Nous devons nous déconnecter des réseaux sociaux, et nous reconnecter physiquement entre-nous et avec la nature. Et la campagne, me semble être un environnement parfait pour que la transition s’opère. Car à quoi nous servirons nos emplois de communicants, de cadres, d’employés de banque si le monde change à cause du réchauffement climatique ? Nous devrons nous adapter, apprendre à être réellement reconnaissants envers ceux qui détiennent le savoir le plus indispensable à la survie de notre espèce : les paysans. Le monde est déjà en train de changer fondamentalement. La déforestation massive est en partie la cause d’une pandémie mondiale, qui a bouleversé cette année 2020, et qui bouleversera probablement encore nos vies ces prochaines années. Le monde change, les mentalités doivent aussi changer, nous devons réaliser que la crise environnementale et sanitaire que nous sommes en train de vivre est une opportunité de questionner nos modes de vie, indignons-nous, désertons nos villes !

Henry David Thorreau évoquait déjà ce fantasme de s’échapper pour se reconnecter à la nature dans son livre Into the woods. Il disait d’ailleurs : “I went to the woods because I wished to live deliberately, to front only the essential facts of life, and see if I could not learn what it had to teach, and not, when I came to die, discover that I had not lived. ».

Alors, qu’attendons-nous pour vivre ?

Et vous, vous vous sentez comment quand vous êtes à la campagne ? Et en ville ?

Valentine

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